Notre histoire

1972 : Fondation de la Maison St-Jacques (MSJ) par le Service aux étudiants du Cégep du Vieux-Montréal. Sa mission initiale est d' héberger et de nourrir des étudiants de ce Cégep qui sont dans le besoin.

1973 : Accueillant des personnes souvent aux prises avec des problèmes de santé mentale, dépourvues de services à cet égard, la MSJ donne à son intervention une orientation <<santé mentale>>: sa clientèle s'élargit rapidement aux jeunes adultes, étudiants ou non, âgés entre 18 et 30 ans. Marquée par l'esprit de l'époque, la MSJ adhère à une philosophie d'intervention influencée par<<l'antipsychiatrie>>. Cette approche dénonce en particulier le pouvoir que s'octroie le spécialiste sur son <<malade>>.

1976 : La MSJ fait le bilan de ses quatre années d'existence et élabore un nouveau projet d'intervention alternative en santé mentale qui se veut davantage cohérent et articulé. Cette approche est inspirée de l'approche phénoménologique ainsi que de l'ouvrage de Bruno Bettelheim intitulé <<Un lieu où renaître>>. Cette année-là, pour la première fois, la MSJ est financée directement par le ministère des Affaires sociales du Québec qui reconnaît par la même occasion la qualité de son travail thérapeutique.

1980 : La MSJ participe à la fondation du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ).

1981: La MSJ connaît une crise de croissance: faute de subvention adéquate, elle doit momentanément mettre à pied une partie de son équipe et fermer certains de ses services (hébergement). Des négociations avec le ministère aboutissent à une augmentation de son financement annuel récurrent assurant dorénavant une stabilité de son fonctionnement.

1987 : La MSJ participe activement à la création d'un organisme, Cyclo-Ballade, qui donne naissance l'année suivante à deux organismes voués à la réinsertion au travail des personnes ayant des problèmes de santé mentale: Accès-Sport et Accès-Cible.

1988 :Compte tenu de sa longue expérience de concertation, la MSJ est choisie par ses pairs pour siéger en leur nom à la Table régionale des ressources alternatives et communautaires en santé mentale de la région de Montréal. Elle siège également au Comité Aviseur de la sous-région centre-est du Conseil de la santé et des services sociaux de la région de Montréal métropolitain. La même année, la MSJ reçoit le prix Persillier-Lachapelle du Gouvernement du Québec pour l'intégration communautaire et l'amélioration des services en santé mentale.

1989 : La MSJ participe aux travaux du comité tripartite du Plan Régional d'Organisation des Services (PROS). Sa présence permet de faire entendre le point de vue des organismes communautaires et alternatifs auprès de l'État.

1990 : La MSJ présente un mémoire sur le Plan régional d'organisation des services de Montréal au comité tripartite du PROS. Ce comité reconnaît aux organismes communautaires un mandat de traitement spécialisé. Tout en manifestant son accord avec les objectifs du PROS, la MSJ signale néanmoins son inquiétude quant à la dualisation éventuelle des services: le traitement médical pour les démunis et les approches psychothérapeutiques pour les mieux nantis.

1991 : La MSJ modifie ses services d'hébergement. Elle conclut une entente avec un organisme communautaire d'hébergement, la SOSFA, pour qu'il coordonne dorénavant ses services d'hébergement. Elle concentre ses activités sur ses services de psychothérapie de groupe.

1993 : La MSJ ferme définitivement ses services d'hébergement. Elle se consacre exclusivement à la psychothérapie de groupe.

1994 : La MSJ ouvre un nouveau service de psychothérapie de groupe moins intensif qui s'adresse exclusivement aux étudiants. De concert avec l'organisme Communauté et Santé Mentale Inc (COSAME), la MSJ participe à la mise sur pied d'un nouveau centre de crise dans la sous-région centre-est de Montréal: le Transit.

1996 : La MSJ reçoit un financement récurrent sur 3 ans pour la mise sur pied d'un service de psychothérapie s'adressant à des mères de famille socio-économiquement défavorisées. Une chercheuse est engagée pour faire une étude plus exhaustive des besoins à cet égard. Les résultats de cette recherche confirme la pertinence du projet. Par ailleurs, l'approche thérapeutique se modifie peu à peu en s'inspirant des réflexions et des expériences du travail de la Société française de psychothérapie psychanalytique de groupe.

1997-2000 : La MSJ participe, de concert avec le centre Denise Massé, à la mise sur pied d'un projet d'Accompagnement communautaire s'adressant spécifiquement à des personnes ayant des problèmes sévères et persistants de santé mentale dans la sous-région centre-est de Montréal. La MSJ ouvre trois nouveaux groupes de psychothérapie dont un s'adressant spécifiquement aux mères en difficulté. La même année la MSJ célèbre son 25e anniversaire. Ce site internet est inauguré lors de cette célébration.

2002 : La MSJ modifie un aspect de son cadre thérapeutique: la durée des séances de thérapie est réduite à deux heures trente.

2003 : La MSJ ouvre un nouveau service de psychothérapie de groupe aux personnes âgées de 36 à 50 ans afin de répondre à la demande croissante de cette partie de la population adulte.

2004 : La MSJ modifie à nouveau son cadre clinique pour l'ajuster à la demande grandissante pour des groupes thérapeutiques en soirée. Les deux séances/semaines sont maintenues mais réduites à une heure-trente chacune. Par ailleurs, une partie des membres de l'équipe anime les séances de groupe seuls. Cette décision permet d'ouvrir quatre groupes de soir qui s'ajoutent au groupe de jour et au groupe des mères.

2005 : La MSJ procède à une nouvelle modification de son cadre thérapeutique : elle élargit la brochette d'âge de la plupart de ses groupes thérapeutiques à 50 ans pour répondre à une demande croissante de la clientèle entre 35 et 50 ans.